|
|
Le Théâtre de Verre, un rêve brisé? |
|
|
Nous sommes conviés à une représentation de la pièce "Les Pas perdus" qui doit se tenir au Théâtre de Verre, un squat parisien situé depuis 2 ans au 25-27 rue de l’Echiquier dans le 10ème arrondissement de Paris. Lorsque nous pénétrons dans ce lieu, c’est un univers fait à la fois de diversité et d’harmonie que nous découvrons : une “idée du Paradis” me dira une amie ...
Nous apprenons que ce squat est dirigé par Luis Pasina.
Séduits, nous demandons à le rencontrer. L’impression que nous avons eue au cours de nos différentes visites, rejoint le souhait de Luis Pasina : faire de la friche une oeuvre d’art en elle-même, un ensemble à la fois ouvert, cohérent et modulable à l’infini.
Lieu de travail, d'exposition et de représentation, toutes les formes d’art y sont accueillies et exprimées, arts plastiques, danses, théâtres, musiques, performances diverses et intrigantes. Contrairement au squat La Générale que nous avons décrit dans notre précédent article, le Théâtre de Verre est sans cesse en hyperactivité et les artistes bien qu’affairés sur leurs oeuvres ou leurs préparatifs ne rechignent jamais à accorder aux visiteurs un moment pour discuter et expliquer leur travail. La réalité rejoint notre fantasme. Pourtant dans le même temps, une autre réalité nous rattrape et nous indigne profondément : l’équipe du Théâtre de Verre est expulsable au 16 août et les pouvoirs publics refusent obstinément de négocier ou de leur accorder la moindre subvention malgré le fait que ce lieu ne sera pas exploité pendant six ans. Cette attitude est d’autant plus injuste que dans le cas du Théâtre de Verre la situation de précarité de ses intervenants justifie amplement une aide des pouvoirs publics. Luis Pasina et ses compagnons artistes sont des personnes sérieuses, travailleuses et méritantes qui proposent un vrai projet (http://www.theatredeverre.org/page1-co-arter.htm) : ils sont organisés en association (co-arter) et une Assemblée Générale a lieu toutes les semaines pour fixer l’emploi du temps des vernissages et représentations et prendre les décisions, ils s’autofinancent en proposant une adhésion au public (plus de 8000 adhérents). Mais ils sont les victimes de ce système qui veut malheureusement que les intérêts financiers de quelques personnes bien placées priment sur l’art et sur l’effort. Les forces de l'ordre ne sont pas encore intervenues. Le squat est toujours en place mais pour combien de temps encore?
Article rédigé par Fenna Baouz (publié le 21 août 2006)
Infos lieu : Association co-arter / Théâtre de verre http://www.theatredeverre.org |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |